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Participez à une étude sur l'accessibilité des captchas

L'usage des CAPTCHAs, visuels ou auditifs, pose des problèmes d'accessibilité, tel que celui décrit dans l'article "en finir avec les captchas visuels?". Le projet WebInSight a lancé une étude afin de mesurer l'impact des CAPTCHAs sur les utilisateurs, et quantifier la gêne occasionnée. Les internautes peuvent contribuer à l'étude en répondant à un questionnaire. Outre le fait qu'il faille comprendre l'anglais, Flash est nécessaire pour entendre les CAPTCHAs auditifs. Que cela ne vous freine pas pour autant: échouer au test, quelqu'en soit la raison, est un résultat en soi!

A noter que WebAnywhere, lecteur d'écran en ligne et gratuit, est l'un des autres travaux de ce projet, déjà évoqué sur ce blog. A suivre également: AccessMonkey, framework javascript visant à améliorer l'accessibilité des sites, en permettant la collaboration entre internautes et développeurs.

Les Jeux Olympiques et l'accessibilité numérique

Les JO de Sydney, en 2000, avaient été l'occasion du premier cas connu d'action légale intentée avec succès envers un propriétaire de site internet (le SOCOG, Comité d'Organisation des JO de Sydney, en l'occurrence), pour raisons d'inaccessibilité. Bruce Maguire, un Australien aveugle, avait invoqué le DDA (texte sur la discrimination des handicapés) australien, pour obliger le SOCOG à fournir des textes alternatifs aux images, présenter les résultats dans un tableau accessible pour les lecteurs d'écran, et permettre d'accéder à l'index des sports depuis la page du programme. M. Maguire avait formulé sa demande 15 mois avant l'événement, et le juge avait enjoint le contrevenant à prendre les dispositions nécessaires. Cependant, le Comité, sous-estimant sans doute l'importance du problème, et peut-être la détermination du plaignant, n'avait pas satisfait à la demande. Malgré ses arguments (fallacieux) à propos du coût des mesures demandées, facilement rejetés par les experts du plaignant, le SOCOG a été condamné à verser 20 000 dollars australiens (environ 11 750 euros d'aujourd'hui) à M. Maguire. Vous pouvez lire l'analyse de ce cas par Joe Clark, très complète et instructive, mais malheureusement en anglais.
Si l'on en croit cet article du ChinaDaily.com, la leçon a été retenue pour les JO de Pékin cette année. A travers l'initiative "Information Accessibility Action", une attention toute particulière aurait été portée à l'accessibilité des sites officiels des Jeux Olympiques de Pékin. L'action conjointe d'organisations agissant en faveur des personnes handicapées, du Comité d'Organisation, et des autorités chinoises a permis ce résultat. Ce serait la première opération d'envergure menée dans le cadre du développement d'un internet accessible, destinée à promouvoir ce mouvement.

Le seul mot de chinois que je connaisse étant le nom d'une bière importée sous nos latitudes, je n'ai malheureusement pas pu vérifier que ces louables intentions sont effectivement appliquées sur les sites officiels en langues chinoises. En revanche un rapide tour de la page d'accueil du site officiel des JO en français s'est avéré bien décevant à cet égard. Notamment, et non exhaustivement:

  • des zones de navigation en Flash et en javascript barrent l'accès aux informations si ces technologies ne sont pas prises en charge
  • de nombreux liens ne sont pas explicites (simples chiffres pour la navigation dans le calendrier; abréviations non développées du nom du pays, pour accéder au tableau des médailles) ou non distincts (répétition de liens "plus", "suite" et "autre...")
  • les liens "officiel" (comprendre: site officiel des résultat pour la discipline considérée) ouvrent une nouvelle page sans prévenir l'utilisateur
  • les vidéos ne sont pas sous-titrées ni audio-décrites (et d'ailleurs réclament cookies, Flash et Mediaplayer pour fonctionner!)
  • lorsqu'ils existent, les textes alternatifs aux images sont peu pertinents
  • le logo-titre, portant le fameux slogan "One World One Dream", n'a pas d'alternative textuelle
  • plus gênant sur le plan symbolique: le logo des Jeux Paralympiques, image d'un texte bleu clair sur fond bleu et vert, n'a pas d'alternative ni de titre pour le lien

Ca fait beaucoup de manquements, compte tenu de l'annonce officielle... y aura-t-il un Bruce Maguire chinois (ou francophone pour le coup) qui relèvera ce fait, et fera valoir ses droits?
Et entre également en compte un autre aspect de l'accessibilité: que vaudrait le plus accessible, techniquement parlant, des mondes numériques, si l'accès à l'information est contrôlé et censuré, par l'état ou tout autre autorité?

Edit: si cette analyse du site, faite sur le coin du genou, une tasse de café froid à la main, vous a laissé sur votre faim: lisez cette évaluation plus poussée sur le blog du RNIB (en anglais). Une autre étude, complémentaire, analyse l'internationalisation du site. Pour 2012, c'est pas gagné non plus, comme le montre cet article de Peter Abrahams sur l'accessibilité du site officiel des J.O. de Londres (en anglais).

Le W3C ne chôme pas pendant l'été

Trois textes intéressant directement ou indirectement l'accessibilité viennent d'être publiés coup sur coup par le W3C:

Le design pour le Web mobile et l'exigence d'accessibilité présentent des intérêts communs, comme le montre ce dossier sur les synergies entre ces deux domaines. Rappelons à ce propos que l'accessibilité consiste en la mise à disposition des contenus et services du web à tous, y compris aux utilisateurs de terminaux mobiles. Les MWBP visent à alerter les concepteurs sur les spécificités, et la grande variabilité, des systèmes et des matériels, qui introduisent de nouvelles problématiques.
ARIA est la technologie, en cours d'élaboration, qui promet de réconcilier les interfaces riches des sites web, et l'accessibilité. Par l'ajout d'informations aux balises traditionnelles du HTML, elle facilitera la vie des utilisateurs de lecteurs d'écran et de dispositifs de pointage alternatifs, entre autres. Elle est déjà implémentée dans les dernières versions de Firefox, Opera et Safari, et annoncée pour Internet Explorer 8.
Enfin, VoiceXML est une déclinaison du XML permettant de gérer la restitution et le contrôle par la voix, comme son nom l'indique. Ce standard doit donc pouvoir, en théorie, faciliter l'usage des technologies d'assistance.

L'été 2008 s'annonce donc particulièrement porteur, sachant qu'en plus les WCAG 2.0 devraient être publiées en tant que "recommandation proposée" au troisième trimestre de cette année.

En finir avec les CAPTCHAs visuels?

Tout part d'un message de Pierre Reynaud, posté sur la liste Accessibilité-numérique. Pierre n'est pas content, et on le comprend: il se retrouve confronté à un système anti-spam, MailInBlack, basé sur l'identification de l'expéditeur, via un formulaire. Ce formulaire comporte un captcha visuel, c'est-à-dire une image destinée à filtrer les logiciels d'inscription automatique (les robots spammeurs, quoi). Cette image contient des lettres déformées, censément illisibles par un système de reconnaissance de caractères, mais faciles à déchiffrer pour un humain, qui peut alors saisir le texte incrusté dans l'image. Seulement voila, Pierre est aveugle, et n'a donc pas accès au contenu du captcha. Il n'est donc pas en mesure d'écrire à son correspondant qui a utilisé ce système pour protéger sa boite mail.
Dans le but de dépanner Pierre, je l'ai orienté vers Webvisum, un outil gratuit décrit lors d'un précédent billet. Webvisum est une extension de Firefox 3 qui comprend un décrypteur de Captcha visuel. La mise en place est un peu lourde au départ, mais sur le formulaire incriminé, ça marche:

  1. D'abord il faut télécharger et installer Firefox 3 si ce n'est déjà fait

  2. Créer un compte sur Webvisum
  3. Télécharger et installer Webvisum

  4. Une fois Webvisum installé, se rendre sur la page où se trouve un captcha (la page de contact du système anti-spam sus-cité par exemple)

  5. Lancer le résolveur via le menu contextuel (option "Solve CAPTCHA", raccouci clavier: 6) ou le raccourci clavier (ctrl+alt+6, mais un conseil, changez-le, car sur un clavier français il semble que ça ne marche pas). L'image est détectée par Webvisum, qui l'expédie à un serveur, et renvoie la réponse après quelques secondes. La chaine de caractères est dans le presse-papiers, il n'y a plus qu'à la coller dans le champ adéquat

Ouf!
Sur 3 essais réalisés sur cette page, ça marche à 100% (Sébastien Delorme a eu des résultats moins flatteurs avec des captchas complexes). Il faut dire que le captcha utilisé par Mailinblack paraît bien simple... et si c'est ça la clé de voute de leur système supposé "éliminer 100% des spams", j'aurais tendance à dire qu'il y a de la présomption dans l'air. Ça ne doit pas être bien dur de forcer le barrage avec un algorithme OCR de base... et du coup ruiner le principe sur lequel repose ce service.

Ça vaudrait le coup, il me semble, que nombre de gens (dont toi, ami lecteur... si si, on peut se tutoyer maintenant!) envoient un courrier à cette société pour leur expliquer en quoi leur système est discriminant, et inefficace qui plus est. Mais j'hésite sur le fait de leur expliquer comment un outil gratuit a pu contourner leur captcha en quelques secondes. En effet, deux réactions sont possibles: soit ils y réfléchissent et utilisent un système plus efficace et moins pénalisant pour les humains; soit ils se disent qu'ils n'ont pas à se remettre en cause, puisqu'après tout les non et mal-voyants peuvent quand même se débrouiller. Évidemment la seconde attitude est suicidaire commercialement, mais que voulez-vous, même en matière de business la rationalité n'est pas le propre de l'homme...

Qu'en penses-tu, lecteur? La discussion sur la liste accessibilité-numérique a permis d'avancer quelques arguments. Globalement, le consensus qui se dégage est que si on présente la solution de contournement, il faut aussi préciser sa lourdeur pour un utilisateur bien intentionné, mais souligner sa capacité de contournement, plausible pour un hacker du dimanche, donc source d'un risque de sécurité inacceptable. Certains (Sébastien) pensent qu'il faut proposer des solutions alternatives pour être constructif, ce qui est louable, mais pas forcément l'objet de ce type de message.

L'idée n'est pas de jeter l'opprobre sur cette société en particulier, bien que l'usage de technologies-barrières soit ancré bien profond au cœur de leur produit. Mais il faut faire prendre conscience aux décideurs mal informés que ce type de service n'en est pas un, et qu'ils doivent être plus exigeants avec leurs fournisseurs, et réclamer des solutions qui prennent réellement en compte tous les paramètres. C'est vrai de MailinBlack comme de tout système basé sur des captchas et autres techniques pénalisantes. C'est pourquoi je propose qu'on mette à disposition des internautes une liste de sites ou services posant ce type de problèmes, avec l'adresse e-mail de réclamation adéquate, permettant à tout un chacun d'en sélectionner et de les contacter à ce propos. Si le mouvement est suivi, l'effet de masse devrait donner au moins à réfléchir aux éditeurs.

Des volontaires?

La langue est une souris d'ordinateur

Tongue Drive permet aux handicapés de contrôler leur fauteuil roulant à l'aide d'un traceur magnétique fixé sur leur langue. Ce système pourrait leur servir à commander d'autres machines, comme des ordinateurs.

Wii-help : des capteurs utilisant la wiimote pour remplacer la souris

Il s'agit de capteurs qu'on enfile au bout des doigts et dont les mouvements sont détectés par la wiimote. Le but de ces capteurs, mis au point dans le cadre du projet Wii-help, est de faire de la wiimote un outil d'accessibilité permettant aux handicapés et aux utilisateurs qui ne manient pas une souris avec dextérité de piloter un ordinateur. Une vidéo de démonstration (en Flash) illustre ce propos.

Plus d'infos sur un billet d'Hubert Wassner.

Reste à savoir si cet outil sera considéré ou non par les gestionnaires d'événements comme une souris. :-/

Un traducteur "Français-Langue des signes" automatisé

J'avais beau attendre l'évolution du logiciel SiSi d'IBM, et voilà une innovation très séduisante venue des labos d'Orange.

Cette démonstration de Diane est particulièrement intéressante dans sa conception est respecte la syntaxe et la logique de la langue des signes : expression de visage, mouvement du buste, mouvement des mains.

Mais surtout, avant de traduire en langue des signes, un texte en français est décomposé puis reformatée mot à mot afin de respecter la syntaxe de la langue des signes. Comme j'avais tenté de vous l'expliquer dans mon article Surdité et Accessibilité : Les sourds sur Internet.

La démonstration vidéo est très intéressante et surtout ouvre la porte à d'autres applications pour les sourds, notamment sur Internet.

Il faudra souligner et féliciter tout de même Orange (anciennement France Télécom) dans ses innovations depuis de nombreuses années pour améliorer l'accessibilité des supports de communication. Oui, c'est à eux aussi que l'on doit le Minitel, dinosaure de l'Internet.

Voir l'article : Vers un système de traduction automatique français / Langue des Signes Française (LSF)

Merci à Olivier pour l'information.

Surdité et Accessibilité : Les moyens techniques

L’accessibilité des sites Internet, cela concerne aussi les personnes atteintes de surdité. Je me suis aperçu que beaucoup de personnes autour de moi sont très peu informés sur le monde des sourds. Je me lance donc sur ce sujet que je connais bien pour simplement partager et vous apporter mon expérience sur ce sujet.

Lire la deuxième partie de cet article « Surdité et Accessibilité »

Voici donc la dernière partie de ce dossier. Plus technique et destinée aux développeurs et intégrateurs, cette partie a pour but de montrer les bonnes pratiques ainsi que les solutions possibles pour améliorer l’accessibilité des sourds sur Internet


Les recommandations et les normes

Au niveau du W3C

Le SMIL c’est "LA" norme recommandée par le W3C depuis la version 2.0 du language en 2001 pour diffuser du contenu multimédia accessible.

SMIL 2.0 facilite les fonctions de recherche et l’accessibilité pour les objets multimédia

Les présentations multimédia peuvent parfois être assimilées à des boîtes noires pour tous ceux qui procèdent à des recherches d’informations sur le Web. Une présentation SMIL étant écrite comme un fichier texte, ce dernier inclut des métadonnées qui peuvent alors faire l’objet d’une recherche.

Le groupe de travail SYMM a travaillé étroitement avec le groupe d’Initiative sur l’Accessibilité du Web (WAI), pour développer un format qui supporte les règles d’accessibilité de contenu sur le Web. Les règles d’accessibilité de la spécification SMIL sont décrites dans un document séparé et indiquent comment les développeurs d’applications et de logiciels peuvent créer des présentations et des programmes pouvant être consultés par une audience la plus large possible.

Source W3C.

Qu’est-ce que le SMIL ? Il s’agit d’un langage balisé permettant de synchroniser plusieurs éléments pour réaliser des objets multimédia. Ce format est supporté par RealPlayer et Quicktime mais très peu répandu à l’heure actuelle.

Voici quelques liens pour éventuellement vous initier à ce langage :

Au niveau d’Accessiweb

Les critères d’accessibilité multimédia ciblant les sourds se résument du point 4.1 au 4.6 sur le référentiel 1.1.

  • Chaque objet multimédia a-t-il si nécessaire une transcription textuelle (hors cas particuliers) ?
  • Pour chaque objet multimédia ayant une transcription textuelle, cette alternative est-elle pertinente ?
  • Chaque objet multimédia a-t-il si nécessaire des sous-titres synchronisés avec le contenu multimédia (hors cas particuliers) ?
  • Pour chaque objet multimédia ayant des sous-titres synchronisés avec le contenu multimédia, ces sous-titres sont-ils pertinents ?
  • Chaque objet multimédia a-t-il si nécessaire une audio-description synchronisée avec le contenu multimédia (hors cas particuliers) ?
  • Pour chaque objet multimédia ayant une audio-description synchronisée avec le contenu multimédia, cette audio-description est-elle pertinente ?

La réalité des choses

Il faut bien se rendre à l’évidence que c’est Flash qui a la main mise sur le format vidéo sur Internet. Il suffit d’observer les sites de partages de vidéos qui n’utilisent que des players Flash.

A l’heure actuelle, Flash n’est pas accessible à 100% et son format ne favorise pas la mise en place de sous-titres puisque la technologie d’Adobe n’est pas destinée exclusivement au format vidéo.

Certains développeurs travaillent d’arrrache-pied pour rendre le Flash accessible et on voit sortir quelques initiatives de temps en temps.

A propos de Youtube, j’ai trouvé deux initiatives utilisant l’API du site de partage n’ayant pas pour but premier d’offrir une alternative accessible mais donnent des pistes quant à des alternatives accessibles.

What did the candidates say ?
Le but est d’identifier sur une ligne de temps des mots clefs dans une vidéo via une recherche. Toute la restitution est déjà faite et on peut imaginer avec ce système que la synchronisation pourrait être intégrée facilement.
YouTube captioner
Ce script de Christian Heilmann (conférencier à ParisWeb 2007) permet de générer un transcript au fur et à mesure du déroulement de la vidéo. On peut facilement imaginer de restituer des sous-titres au lieu du transcript pour délivrer une alternative au son.

Des solutions pour l’avenir

L’inconvénient majeur des retranscriptions orales ou écrites des vidéos est qu’elles sont entièrement manuelles. L’avancement technologique nous permettra un jour peut-être d’automatiser ces retranscriptions. IBM se révèle à la pointe dans ce domaine dans leurs recherches et développements.

Pour la langue des signes

Des étudiants sponsorisés par IBM, développent le programme SiSi (Say It, Sign In), qui via une reconnaissance vocale traduit en langue des signes. Même si cette application est très interessante elle est tout de même limitée.

Notamment sur l’expression du visage qui fait partie intégrante de la langue des signes. De même, la langue des signes n’est pas universelle, il existe beaucoup de différences entre les signes des différents langages. En effet, par exemple, la langue des signes française est différente de l’américaine.

Cette annonce sur Sisi a été dévoilé il y a presque un an mais depuis plus de nouvelles. J’attends donc impatiemment des nouvelles sur l’avancée de son développement.

Pour les sous-titres

Lors de l’édition de Paris Web 2007, Jean-Louis Carvès nous a présenté son outil semi-automatique de génération de sous-titres destiné à la télévision.

Ce logiciel permet de retranscrire dans un premier temps les paroles détectées dans une vidéo, puis une correction en direct du résultat est faite par un correcteur humain. Ce système est d’ailleurs utilisé pour les sous-titrages du journal de TF1.


Accessibilité des vidéos et des sous-titres
envoyé par parisweb

Le principe de fonctionnement est très interessant, et on ne demande qu’a ce qu’elle soit expérimentée sur des vidéos prévues pour le format Web. Il restera plus qu’a trouver des volontaires pour effectuer les corrections des milliers de vidéos qui inondent le Web chaque jour…


La finalité de cette suite d’articles nous amène à constater que le combat est loin d’être gagné pour améliorer l’accessibilité d’Internet pour les sourds et mal-entendants. Cependant, le Web et toute une communauté de développeurs s’atèlent à ce que cette accessibilité s’améliore chaque jour.

C’est donc avec un certain espoir que nous pouvons imaginer l’amélioration de l’accessibilité. C’est un combat de tous les jours pour faire changer les mentalités et je vous inicite à la promouvoir vous aussi !


Voilà ! J’espère que cette suite d’articles vous a interessé et vous a permis de découvrir le monde des sourds et ses usages sur Internet. Je ne me pose pas comme un référant sur ce sujet mais j’essaye juste de partager mon expérience pour tenter de lever un flou qui règne sur le sujet.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser dans les commentaires. Celà pourra peut-être déboucher sur d’autres articles sur le sujet si ceux-ci vous ont plu !

En attendant je vous donne rendez-vous à ParisWeb 2008 le 13, 14 et 15 Novembre où si tout va bien je serai présent pour la troisième fois consecutive.

Prototype de système de traduction automatique français / Langue des Signes Française (LSF)

Dream Orange est le site monté par une équipe issue des labos R&D d'Orange, visant à échanger avec les internautes sur des innovations dans le domaine du web et des télécoms.
Il y est présenté un système logiciel prototype, permettant une traduction automatique de textes en français vers la LSF (Langue des Signes Française). La phrase d'origine est décomposée et reformulée selon la syntaxe propre à la LSF, puis restituée par un avatar en 3D.
Le système est encore perfectible, mais paraît très prometteur. On imagine facilement le potentiel d'une telle application pour l'accessibilité des contenus numériques, en général. Malheureusement il n'est pas donné de précision sur une éventuelle mise à disposition du produit.

Note: pour mieux comprendre les enjeux de ce système, je vous invite à découvrir cette une excellente synthèse sur les spécificités de l'accessibilité pour les personnes sourdes.

Wii-help : Remplacer la souris par une wiimote

Une intéressante initiative qui a pour but de remplacer la souris, par deux petits capteurs, collés au bout des doigts, dont les mouvements sont capturés par la wiimote.

Une vidéo très bien faite explique tout cela :

Wii-help : Remplacer la souris par une wiimote

On imagine le grand intérêt que cela peut avoir pour les personnes qui ne peuvent pas manier une souris.

Plus d'infos sur le blog de Hubert Wassner à l'origine du projet : Wii-help ça progresse fort !